Rpg inspiré du 7ème livre
 
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Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub|

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Chloé Petrelli
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MessageSujet: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Dim 27 Mar - 15:33

    « Mlle Petrelli. Je vous charge de prévenir vos collègues que le cours d’étude des moldus est annulé. »
    « Très bien professeur. »
    « Merci. »
    « Professeur ? »
    « Oui ? »
    « Que se passe-t-il ? »
    « Des choses graves… »

    Le professeur Mcgonagall remonte par l’escalier menant au hall d’entrée. Elle adopte une mine blafarde à en donner la nausée. Chloé la regarde fixement remonté les marches comme tenant une croix aussi lourde que son poids. Quelque chose se trame.

    « Léa, fais circulé aux 7 que les 4 premières heures de cours sont annulés. »
    « Ha super, ces moldus me saoulent. J’en ai ma claque d’en entendre parlé. À plus tard. »

    ‘…et toi si tu savais à quel point j’en ai marre d’entendre parlé de vous serpentard à la noix…’

    Plus rien ne la retenait dans les cachots remplit d’humidité à gogo. Elle avait désormais 4 heures devant elle, 4 heures de flemmardise intense. La météo quelque peu pluvieuse recouverte d’un épais brouillard à en donner la chair de troll. Chloé n’allait pas s’y risquer. Elle n’a pas envie d’être malade. C’est surtout l’idée de se rendre à l’infirmerie qui l’inquiète. Depuis que les mangemorts accompagne madame Pomfresh dans tous ces soins. Ils seraient capables de se servir de son corps comme jouet d’expérience. Plutôt mourir de plusieurs Endoloris.

    La serpentard s’aventura dans le hall dans l’espoir de rejoindre la grande salle pour s’y installé et étudié la divination au calme. Si elle veut obtenir son diplôme cette année, elle devait s’y résoudre. Étrangement, un adulte se tenait devant les portes de la salle. Elle toussota poliment attendant un signe. Il ne se fit pas attendre et s’exclama autoritairement :

    « On ne passe pas. »
    « Excusez Monsieur mais je suis préfète en chef. »
    « Personne n’entre pendant l’entraînement des pro mangemorts »
    « Pardon ? J’éclate de rire là maintenant ou… j’attends ? »
    « Cessez cette insolence ! On ne se moque pas des futurs maîtres du monde. »
    « Oulaaaaaa, soit vous êtes tombé sur un chocogrenouille périmé soit, vous êtes déçu par la carte que vous avez gagné. »
    « Aller, dégages maintenant ! »

    Chloé resta scotché sur place. Le message était clair, il ne faut pas l’ennuyer.

    ‘Cette école devient vraiment n’importe quoi…’

    Elle n’avait aucune envie de retourner moisir dans les cachots. Les gens y sont tellement désagréables. Prue devait encore dormir à une heure pareille. Aucune chance de la croisé et de parlé. Elle devrait encore se résoudre à passé une avant midi terriblement seule. Peu d’élèves se promenaient par-ci, par-là. Et voici le moment le plus difficile de la journée : où s’installé ? N’ayant aucune envie d’y réfléchir pleinement, elle tourna les yeux dans tous les sens avant de déclarer :

    « Oh bah les escaliers, ça peut être pas mal. »

    Avançant vers les marches de marbres, elle se dirigea du côté droit de façon à pouvoir s’appuyer contre le mur. Une fois bien installé, il ne lui reste plus qu’à ouvrir son livre.

    ‘Je sais pas pourquoi mais… mon intuition féminine me dit que cette drôle de journée n’est pas encore terminée…’

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Gregory K. Staub
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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Lun 4 Avr - 14:23

    ( Désolée pour le retard... >_< C'est ma période révisions. )

    Plus qu'une demie heure. Affalé sur sa table, Gregory avait la tête posé sur son cahier et les yeux fixés sur le cadran de sa montre, suivant l'aiguilles des secondes comme un desespéré.

    " Mr. Staub, les runes anciennes vous ennuient tant que ça ? "

    Tant il était dans ses pensées, Gregory ne fit pas attention à la voix qui venait de lui parler et leva les yeux vers son ami qui était assis à côté de lui, et le regardait intrigué. Croyant que Kevin venait de se moquer de lui en imitant la voix de leur professeur, Gregory resta dans sa position en souriant.

    " C'est bon, je recopierai sur toi... Depuis quand tu fais le surveillant ? En tout cas, belle imitation de la vieille... "

    En voyant la tête paniqué de son ami, Gregory devint tout rouge de honte et se redressa tout droit en position assise en un clin d'oeil, les bras sur la table. Il se retrouva nez à nez avec leur professeur tandis que les autres élèves riaient autour. Kevin lui avait du mal à se contenir, mais avait de l'experience dans ce domaine.

    " Mr. Staub, la réponse du petit b de la question A, paragraphe 3 ? "

    Immobile, Gregory jeta un coup d'oeil au livre en essayant de trouver une solution pour se rattrapper comme il pouvait. Alors, paragraphe 3. Question A... ou B ? Après quelques secondes à fixer le livre dans un silence total, le poufsouffle releva les yeux vers son professeur avec un petit sourire innocent, ce qui fit éclater de rire son voisin qui n'en pouvait plus de rester calme.

    " A défaut de me donner la réponse du petit b de la question A, paragraphe 3, vous pourriez au moins me donnez l'heure ? Prouvez moi que vous êtes au moins attentif à quelque chose. "

    Immédiatement, Gregory se rassura : Elle avait au moins un peu plaisanté, enfin si on pouvait appeler ça plaisanter... Mais pour elle, c'était déjà énorme.

    " Sept heures trente deux, madame. " répondit-il immédiatement, avant de regarder à nouveau sa montre et rajouter : " Et quarante secondes. "

    " Calculez donc combien de temps en moins vous aurez passé dans ce cours par rapport à vos camarades, Gregory. "

    Cette réplique, il la connaissait : ça voulait dire qu'il était viré du cours.

    " ...28 minutes, madame ? "

    " Les secondes, Gregory, les secondes ! " s'exclama Mme. Runes Anciennes. Ah oui, il faut pardonner Gregory : il n'a pas une très bonne mémoire des prénoms...

    En ouvrant des grands yeux, il rassembla ses affaires plus rapidement que jamais et sortit de ce cours avant de devenir dingue. Une fois la porte fermée, il s'exclama d'un vif "OUAIIIIS !" puis cherche des yeux quelque chose à faire. En sachant qu'il n'avait plus cours avant un bon moment, il ne comptait pas rester enfermé dansune salle de permanence à s'avancer dans ses devoirs. C'était pour les intellos ça...

    " Gregoryyy ! " hurla quelqu'un derrière lui.

    Reconnaissant ce cri d'hystérique, Gregory soupira et se retourna d'un air pire que blasé et se prépara, comme d'habitude, à finir étalé par terre sous le choc. Et une seconde plus tard, c'est ce qui arriva : Olivia lui avait sauté dessus et ils se retrouvaient étalés en plein milieu du couloir, comme deux parfaits crétins. Heureusement qu'à cette heure là, la plupart des gens étaient en cours ou dormaient...

    " Olivia... ! " dit Gregory en tentant d'avoir l'air un minimum joyeux.

    Olivia Smith, la meilleure amie de son ex. Et aussi la plus collante et la plus énervante des filles qu'il connaissait. Depuis le début de l'année, il la soupçonnait de vouloir ou le recaser avec sa meilleure amie, ou se caser avec lui.

    " Oh, tu devrais voir comme Betty se sent mal... Si ça se trouve, elle va finir en dépression si vous n'êtes pas au moins amis. "

    " Olivia, on EST amis... " répondit Gregory en levant les yeux au ciel, cherchant quelque chose à faire pour lui échapper.

    " Amis ?! Non, les amis ça... ça fait CA ! " s'écria-t-elle soudain en lui sautant dans les bras comme une excitée. Aussitôt, Gregory la repoussa en craignant de finir étouffé.

    " Hum... Ecoutes Olivia, je dois y aller là, j'ai cours et... "

    " FAUX ! Actuellement, tu as quatre heures de libres. " déclara fièrement la blonde en lui agitant sous son nez ses horaires. D'où est-ce qu'elle les avait ?

    " Cours particulier. " répondit Gregory, avant de se tourner et marcher le plus vite et le plus loin possible du phénomène.

    Tout en descendant les escaliers, il jeta un coup d'oeil derrière lui en priant pour qu'ils bougent et empêchent Blondasse La Menace de le suivre encore. La dernière fois, elle l'avait carrément poursuivit dans tout le parc et il avait été obligé de lancer un sort à un inconnu sous les yeux de Rogue pour se faire embarquer dans son bureau, et être loin d'elle. Franchement, les filles étaient parfois dingues... Et pouvaient aussi faire faire des choses dingues. Gregory s'arrêta soudain en voyant plus bas une silhouette qu'il connaissait bien. Il la reconnaitrait entre toutes : Chloé. Avec un grand sourire, il descendit le plus discrètement possible et s'accroupit dérrière elle puis lui cacha ses yeux avec ses mains.

    " Surpriiise ! " dit-il en riant. " Enfin, j'espère. Sinon je serais déçu... "

    Sans laisser à Chloé le temps de répondre, il posa son sac et s'assit à côté d'elle ayant retrouvé toute sa bonne humeur qu'il avait perdue un peu plus tôt, après avoir été embêté par Blondasse La Menace.

    " En général quand une fille comme toi est toute seule, c'est jamais pour très longtemps... " après avoir jeté un coup d'oeil autour d'eux, Gregory souria à nouveau. " Content d'être le premier arrivé alors ! Comment tu vas ? "

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Lun 4 Avr - 17:26

(t’en fais pas pour ça, je suis bien placée pour te comprendre Wink )

    Ouvrant son bouquin à la page 252 du chapitre 30, le texte à traduire donna la nausée à la serpentard. L’étude des runes n’est pas un cours optionnel pour rien. Seul les amoureux d’histoires et d’études à gogo y sont conviés. Chloé possède grand mal à gérer ses études. Combien de cours de rattrapage n’a-t-elle pas eu pour le cours de potion ? Si elle n’en a pas eu 100, elle n’en n’a jamais eu. Peu d’élèves suivaient ce cours. Fort heureusement pour elle, Hermione en était un fidèle membre. À chaque cours, elle soupirait longuement tentant de traduire les textes d’une difficulté non négligeable. Malgré l’ardeur de cette option, Chloé la gère sans difficulté. L’étude n’est pas son souci, loin de là. C’est un véritable réconfort d’y participer. C’est encore l’un des rares cours à bénéficié d’un professeur anti-mangemorts. Même si ce cours convenait à rendre la bonne humeur à la brune, savoir qu’Ernie MacMillan la regarde fixement et lui jette des blagues à gogo dans tous les sens. Chloé avait fait la grave erreur de lui confier qu’elle adorait rire aux éclats. On est loin du portrait qu’elle désire, hélas puis-ce qu’à court d’idées, il devient vite très lourd. D’ailleurs, il a dessiné sur la page 252. Elle ne l’avait même pas vu. Un dessin animé caricaturant Drago recevant une pluie d’oiseau à ses trousses. Voilà quelque chose de censé. De l’art… l’art de se venger du blondinet agaçant.

    Chloé sentit soudain la motivation l’envahir et sans plus attendre, tournant la tête légèrement sur la droite, elle traduisit le premier symbole.

    « Thurs »

    Encore celui-là. Décidemment, il existe plus d’un homme que les femmes redoutent. Elle ferma les yeux, mordant son pouce afin de se concentrer sur le prochain symbole. Celui-là demanderait bien plus qu’une simple interprétation. Il faudrait toute une énergie et une puissante concentration pour l’obtenir. En sachant qu’il ne s’agit pas de Saturne mais bien de…

    Une main chaude vint caché la vu de Chloé. Surprise, elle aurait presque sursauté à en tomber des escaliers. Il faut dire qu’elle ne s’y attendait pas à celle-là. Serait-ce Prue ? Non… pas à cette heure. Cette fraction de seconde par laquelle Chloé se questionna ne dura pas. L’inconnu se fit connaître. Un sourire aux lèvres, elle avait reconnu son fidèle compagnon nocturne. Comment oublié un tel timbre de voix ? Rien qu’à l’entendre, elle pouvait retracer son visage avec ses traits dans les moindres détails l’imaginant fier d’avoir réussi son coup. Il ne lui laissa guère de temps à lui répondre. Et pourtant, elle aurait souhaiter le rassurée. Pour être une surprise, s’en était une. Elle ne s’attendait pas à le voir de si tôt. Vu les horaires chargées, il n’y a que le repas du soir auquel ils peuvent se voir, et encore. Elle s’étonna de ne pas le voir plus curieux que ça. Sans plus attendre, il s’était installé sur sa droite. Elle posa son livre de cours derrière elle et posa sa tête dans ses mains tournant le regard vers Gregory.

    « Et pourtant je m’attendais à être seule. Remarques, c’est pas plus mal. Et puis… ce n’est pas n’importe quel garçon qui me tient compagnie. »

    Même si elle l’avait dit de son ton le plus naturel, l’angoisse la gagnait. Elle s’imaginait à la seconde ce dont Gregory pourrait bien penser de ce qu’elle venait de dire. Dans un élan de perturbation, elle sourit et haussa les épaules comme pour ajouter quelque chose à ce qu’elle venait de dire. Un geste qui, en d’autres terme, ne signifiait rien à part « oh mon dieu, et je fais quoi là ? ».

    « Contente aussi que ce soit toi. »

    Enfin une réplique pour laquelle elle ne rougira pas. Quel soulagement. Après ces quelques secondes de pures tortures, elle pourra souffler et répondre le plus naturellement possible. Il sait y faire, y a pas à dire. Il a ce quelque chose qui fait que, avec lui, le temps passe sans un soupir. En une fraction de seconde, en un battement de cil, il la fait tombé dans l’embarras. Il est vraiment très fort à ce jeu là.

    « Je vais bien. Même si mes sorties nocturnes me manquent beaucoup. Et toi ? »

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Gregory K. Staub
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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Mer 6 Avr - 12:00

    Cette fois c'était décidé, pas question de devenir muet comme un pot de fleur : La dernière fois qu'ils s'étaient croisés, Gregory n'avait pas eut le courage de sortir un seul mot et s'était contenté de sourire, avant de partir rejoindre ses amis dans sa salle commune. En entendant les paroles de Chloé, un sourire incontrôlable s'installa sur ses lèvres. Il sentait bien que ce sourire allait rester longtemps, mais aucune importance. Ce qui comptait, c'est qu'il se sentait en pleine forme, mieux que dans le cours duquel il venait de se faire virer. D'ailleurs, il n'était plus du tout endormi et était loin de fixer sa montre. Si il pouvait, il aurait même arrêté les aiguilles qui semblaient presque se moquer de lui, en montrant que le temps pouvait parfois passer très vite. Conscient de ça et également du fait que Blondasse la Menace n'allait pas tarder à frapper à nouveau, Gregory chercha vite une sortie de secours pour passer enfin un peu de temps avec Chloé.


    " Personnellement ça serait plutôt le sommeil qui me manque, mais ça va très bien. " dit le poufsouffle sans quitter son sourire.

    En jetant un coup d'oeil à ce que Chloé avait sur les genoux, il s'aperçût qu'elle était en train de faire ses devoirs avant qu'il n'arrive. Figé dans une expression proche de celle de l'horreur, il découvrit alors la page 252 du livre des Runes Anciennes. LA page, celle qui contenait le paragraphe 3, question a petit b ou inversement... Pas possible, ça le poursuivait partout où il allait... Il avait le sentiment que bientôt, il deviendrait fou et verrait des runes partout. Il referma le livre en laissant à la bonne page la feuille sur laquelle Chloé avait commencé à écrire, puis retrouva son petit sourire en coin en tournant le regard sur la jeune brune.

    " Avec un temps aussi ensoleillé, ça devrait être interdit de travailler. "

    Soudain, il manqua de s'étrangler en voyant la Menace en haut des marches, qui descendait vers eux d'un air toute joyeuse. On dirait que les escaliers avaient finalement décidé de ne plus être de son côté... Rapidement, Gregory mit toutes les affaires de Chloé dans son sac, le lui prit et se releva, le tout en un temps record.

    " Et c'est pour ça qu'on va aller faire un tour dehors ! " expliqua-t-il en lui prenant la main pour la relever.

    En passant dans le hall, il se rendit compte devant le regard curieux et surpris de quelques élèves qu'il n'avait pas lâché la main de Chloé. Haussant les épaules, il continua son chemin sans la lâcher jusqu'à arriver dehors. La sangsue blonde était hors de vue, et la vue du soleil lui remettait le moral au top. Il posa les deux sacs qu'il avait portés jusque là par terre, s'étira et regarda autour d'eux : il y avait pas mal d'élèves dehors quand même, pour un matin... Enfin, il y en avait quand même moins que l'après-midi en temps normal.

    " Qu'est-ce qu'on pourrait faire... "

    Parlant plus pour lui même que pour Chloé, Gregory continua de regarder autour d'eux en analysant le parc comme un espion : Le lac, ils avaient déjà fait et tout le monde le connaissait par coeur : De l'eau, une grosse bêbête, des arbres, de l'herbe. Ouah. Le terrain de Quidditch ? Non, il ne savait pas très bien monter sur un balais. Il savait les bases, ce que tous les première année apprenaient : monter, descendre et diriger, mais ses connaissances s'arrêtaient là. Pourtant ce n'était pas l'envie qui manquait !

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Lun 20 Juin - 16:56

    Gregory pouvait se rassurer, se dit-elle. Il n’est certainement pas le seul dans son cas. Le monde se dégrade à petit feu, qui peut encore en dormir sans craindre d’être abattue froidement en pleine nuit ? Peut-être les mangemorts, et encore. Il devait certainement y avoir d’autres raisons, plus personnelles. Enfin, ce n’est qu’une mauvaise passe. Un peu comme ces mauvais rêve dans lequel on espère y échapper la prochaine fois. Et en fin de compte, revient-il nous hanté ? Chloé avait peur de paraître trop optimiste mais pour elle, la victoire de guerre ne reviendra pas au camp des méchants. Ce ne sont que dans les romans moldus, que lit son père, qui marche dans ce sens. Chloé avait cependant trouvé l’arme ultime à un sommeil rapide : écouter Pansy raconter les aventures de Drago. Ça, c’est de l’aventure. Ça ressemblerait presque aux contes de Beedle le barde, mais en pire. Au moins, ça occupe l’esprit à s’endormir au plus vite.

    « Ça ne doit pas t’aider de dormir dans le même dortoir que Kévin. Je ne le connais pas et pourtant, j’ai cette étrange sentiment qu’il doit être juste insupportable en soirée. Une intuition féminine. Les garçons comme lui, je les repère à des mètres de montagnes ! »

    Elle avait remarqué cette inquiétude face à la page de son bouquin. La même réaction que Ronald avait eu lorsque Hermione et Chloé étudiaient ensemble. C’est une matière bien coriace et il est vrai qu’après réflexion :

    « Tu as raison, ça devrait être interdit. Je me prive d’un si beau soleil pour des runes qui, de toute évidence, n’ont plus rien à faire du beau temps. »

    Soit elle venait de s’endormir littéralement, soit les secondes qui suivirent ces lignes sont passées à une extrême vitesse. Elle finissait à peine le mot « temps » que Gregory s’était emparé de toute ses affaires. Voici sans doute une invitation à une balade sous un soleil de plomb. Pourquoi pas, qu’y a-t-il de plus agréable ? Un garçon, de la chaleur, du temps libre et… tout ça sans Prue, ni Kévin. Le jour de chance, qui sait.

    Et là encore, le temps lui échappe. C’est comme si son cerveau recevait de moins en moins de courant. Elle subissait les choses sous aucun contrôle. Il tenait sa main dans la sienne. Un peu prise de coup, elle rougit discrètement espérant qu’au moment venu de s’arrêter, ce pigment rouge disparaîtrait de sa peau.

    « Euh… »

    Elle avait un endroit fétiche, ce petit coin de paradis où Fred et George l’emmenaient jadis. Il n’y a que eux qui osaient s’y aventurer. Tout le monde craignait cet endroit à cause des elfes charronnés. Mais Chloé avait passé ce stade, à présent rodée elle savait comment les éviter et être tranquille et rafraîchie par le va-et-vient des vagues : le hangar.

    « Que penses-tu de faire une petite balade près du hangar à bateau ? Personne ne s’y aventure généralement… On y serait tranquilles. »

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Lun 27 Juin - 14:15

    Alors que son regard s'attardait sur la cabane de Hagrid, Gregory sortit de ses pensées lorsque Chloé proposa d'aller faire un tour du côté du hangar à bateaux. Le hangar... ça pouvait être une bonne idée ! Il n'y était pas allé depuis un bon moment... ça lui revenait : depuis 3 ans. Il y était allé pendant sa deuxième année d'étude à Poudlard, et avait récolté ses deux premières heures de colles ce jour-là en compagnie de son cousin qui était à cette époque encore à l'école. Un jour comme ça, impossible de l'oublier ! Si il avait eu un journal intime ou quelque chose dans ce genre, il aurait bien noté la date précise pour ne pas l'oublier. Depuis il avait un album photo où, quand il y pensait, il collait quelques photos souvenirs des moments importants. Par exemple, il avait une photo de Kévin et lui dans un parc d'attraction moldu (leurs répliques de ce qu'ils osaient appeler des baguettes magiques les avaient choqués) l'été où son ami était venu passer un mois chez lui.

    " D'accord, alors c'est partit pour le hangar à bateaux ! "

    Avec un sourire Gregory se mit en marche, Chloé à côté de lui. Au bout d'à peine quelques secondes, le Poufsouffle se rendit compte qu'il tenait toujours la main de la jeune fille et la lâcha progressivement. Pas la peine de passer pour un grand timide... Même s'il l'était par moments, surtout en présence de Chloé. Inutile de se mentir à lui-même, il était bien conscient qu'elle lui plaisait. Et encore, "plaire" le mot était faible... Mais il préférait y aller doucement pour ne pas faire de bêtises. Bien qu'il soit déjà sortit avec des filles et déjà tombé amoureux, Gregory avait l'impression que cette fois il avait intérêt à être un peu plus sérieux.

    Quand ils furent arrivés à destination, Gregory posa son sac près d'un rocher et prit une grande bouffée d'air frais. Personne en vue pour les déranger, aujourd'hui. Jour de fête ! Comme le soleil cognait plus fort que devant le château, Gregory retira sa veste avant de fondre sur place et la posa sur son sac déjà par terre. Oh et puis tant qu'il y était, il desserra un peu le noeud de sa cravate pour être plus à son aise. Après avoir jeté un regard autour de lui, Gregory constata qu'ils étaient presque sur une petite plage privée. Jamais Rusard n'aurait l'idée de venir surveiller ici et Miss Teigne non plus d'ailleurs, elle avait beau être spéciale mais elle restait méfiante vis-à-vis de l'eau comme les autres chats.

    Et Chloé, est-ce qu'elle craignait l'eau... ? Avec un regard joueur, Gregory tourna la tête vers elle et vit qu'elle avait l'air perdue dans ses pensées. Parfait, l'effet de surprise, c'était ce qu'il préférait ! Silencieusement, il s'approcha de la jeune fille par derrière et s'arrêta à quelques centimètres en regardant dans la même direction qu'elle, autrement dit : l'eau.

    " Il parait que l'eau est assez froide. Tu m'en diras des nouvelles ? "

    Devant le regard interrogateur que Chloé lui lança, Gregory répondit par un sourire avant de la soulever et la prendre dans ses bras assez rapidement pour ne pas qu'elle ait le temps de se débattre. Prit d'un fou rire, Gregory courut jusqu'à l'eau en faisant tout de même attention à ne pas la laisser tomber. Mais au moment où il voulut la lacher, Gregory perdit l'équilibre et tomba lui aussi dans l'eau, entrainant Chloé dans sa chute. En quelques secondes, les deux adolescent étaient tous les deux assis dans l'eau, trempés et pris d'un fou rire.

    " Alors ça... " commença Gregory en tentant desesperement de se recoiffer un minimum, "... C'était pas dans mon plan ! "

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Ven 1 Juil - 8:24

    Le temps n’avait jamais paru aussi long. Un long mais précieux moment. Si jamais, par le plus pur des hasards, un étudiant viendrait à les croiser, elle aurait encore Prue sur les épaules :

    ‘« Alors ? J’ai entendu par X que toi et Y étiez… »’

    Rien que d’y penser, elle aurait bien envisagé de rester perchée sous le hangar pendant plusieurs jours, histoire que tout se calme et qu’aucun mauvais regard ne la surplombe pendant des semaines. C’est bien mignon d’être la première serpentard à prendre conscience des notions sociales mais c’est tout autre chose de survivre dans le dortoir respectif. Celui qui s’en lécherait le plus les babines serait Drago. Dès qu’il en aura les moyens, il en tirait profit. Qu’il essaie, il le regretterait amèrement. Après tout, est-il au courant qu’un soir de pleine lune, Chloé l’a vu en pleine amourette avec une serdaigle ? Il faut s’appeler Malefoy pour ne pas remarquer la présence d’un filtre d’amour dans son jus de citrouille…

    Gregory venait de lâcher sa main comme s’il s’agissait d’un bien d’acquisition payante. Loin de là, certainement, elle se rassurait se convainquant qu’il venait peut-être seulement de remarquer le geste précipité qu’il avait eu en l’emmenant dehors. Le reste du très court voyage se passa comme dans un rêve…. Vide. Chacun semblait réfléchir de son côté, restant totalement concentré sur leur route. Une chance pour Chloé qui s’imaginait déjà une terrible chute dans les longs escaliers de pierres si ils auraient échangé des mots. Chloé est peut-être intelligente, il n’empêche qu’il lui est impossible de parler et de marcher sans soucis. Et va-y que je me prends la marche et hop-là que je glisse sur le sol,… à force de se concentrer sur ses jambes, Chloé en perdait l’équilibre. Plus que quelques marches, plus qu’une dizaine, plus que trois et… la dernière. Ne sachant cacher son immense joie d’être sur un sol plat, elle soupira longuement s’épongeant le front en guise d’illustration.

    Et dire qu’elle devrait être entrain de rédiger son devoir de runes anciennes… Comment va-t-elle faire pour récupérer son retard ? Elle devrait sans doute envisager à faire des heures supplémentaires. Comme à l’habitude, ne changeons rien au cycle naturel de la scolarité. Mais tout de même, il s’agit là d’un devoir d’une grande importance. Il s’agit de son cours d’option, elle n’a pas le droit à l’erreur. Il faudra également écourter la durée du bain…

    Chloé fut surprise de l’arrivée de Gregory dans son dos. Il lui offrait là un discours bien inquiétant. Oui probablement, l’eau ne risque pas d’être chaude avec tout ce courrant. Pourquoi cette question et cet air si… inquiétant, il n’existe aucun mot pour définir ce ton qui ne dit rien qui vaille. Et s’il s’agit d’un sujet très sérieux, alors, le soleil a bien dû lui taper sur la tête. Elle continuait malgré elle à regarder droit devant comme si le regarder était un péché. Euh, non ? Avait-elle bien comprit ?

    ‘Non, il va quand même pas…’

    Le cerveau de sorcier n’étant pas encore très développé niveau vitesse, le temps de penser et de tourner enfin la tête, le terrible mécanisme s’était mit en route. Non seulement elle avait deviné se qui allait se produire mais… il lui souriait. Mmmmh, sa réputation est bien de niveau. Toujours prêt à déconner. Oui sauf que l’eau… bon et bien, il faudra oublié l’idée de faire son devoir à la place du bain : ce sera un double bain moussant avec supplément de gel liquide. Ohlalala…

    Avec sa force de troll, Chloé tenta une esquive mais pas assez furtive pour marché. Paniquée tout de même, le moulin à parole n’est plus contrôlable :

    « Gregory, non, non pas ça. Non, non, non, non reposes-moi ou… ou je vais montré de quelle eau je me chauffe. Gregory ? Non… »

    Et évidemment, dans ce genre de situation liant Chloé à une quelconque personne, une catastrophe devait arriver. Que s’est-il passé ? Aucune idée, tout s’est passé tellement vite. Mh, peut-être est-elle trop lourde ? Non il ne faut pas y penser sinon elle serait capable de commencer un sérieux régime, très mauvaise idée. Il a dû simplement glisser, oui c’est cela ! Il a glissé sur la terre boueuse. Bien joué l’artiste ! Maintenant, ils sont deux à sentir le strangulot. Malgré l’effet de surprise, elle ne pu contenir un énorme fou rire. Ce n’est même pas la chute qui la fit rire aux éclats mais plutôt l’état dans lequel était son coup de… son ami. Il ressemblait plus au saule cogneur qu’à un très beau garçon.

    « On récolte ce que l'on sème. Haha, d’ailleurs pour la peine ! »

    Chloé se remplit les mains, de ce qui semblait être de l’eau, et le jeta précipitamment sur le haut de la tête de Gregory. Profitant qu’il s’essuie les yeux, elle positionna ses mains de façon stratégique sur ses cheveux bruns et commença à les décoiffés un maximum. La saule cogneur est passé au stade numéro 2 : le saule terreur. Prise d’un second fou rire emplit de larmes, elle posa ses mains sur ses yeux pour tenter de reprendre son souffle. Celle-là, on ne lui avait encore jamais faites. Quelle idée de la jetée à l’eau, vraiment.

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Lun 11 Juil - 11:29

    Alors... Cette mèche-là, elle allait derrière. Celle-là à gauche, et celle-là à droi...non, à gauche aussi. Gregory avait presque réussi à tout remettre en place, quand Chloé détruisit tout en lui envoyant de l'eau au visage. Minute... Non non, ça, c'était tout sauf de l'eau, ça ressemblait plutôt à de la vase. Incapable d'ouvrir les yeux tant la substance était collante, Gregory finit par enlever ce qu'il pouvait à l'aider de ses mains. A peine le Poufsouffle avait-il retrouvé la vue que Chloé revint à la charge pour le décoiffer à nouveau, ce qui déclencha un nouveau fou rire. Même si Chloé ne lui apparaissait pas comme une simple amie, Gregory prenait vraiment du plaisir à passer des moments comme celui-ci avec elle : Simples, sans se préoccuper de quoique ce soit, en étant juste lui.

    Une fois qu'il fût à peu près calme, Gregory soupira et regarda autour d'eux. Il en avait presque oublié qu'ils étaient dans un mélange de vase et de terre. Il avait beau être un garçon, il n'aimait pas pour autant se rouler dans la boue et sentir le poisson à des kilomètres à la ronde.

    " Si seulement on avait une Baignoire-Sur-Demande, je crois que je serais capable de vider trois bons tubes de shampoing ! "

    Après tout il existait bien une Salle-Sur-Demande, pourquoi pas une baignoire pour aller avec ? Avec précaution, Gregory se releva et aida Chloé à faire de même. Hésitant, il jeta un coup d'oeil à ses vêtement et vit de la vase en dégouliner lentement, prenant évidement bien soin de tout tâcher au passage.

    " Oh... La Baignoire-Sur-Demande devient urgente. "

    Encore faudrait-il qu'elle existe, cette baignoire. Mais l'espoir fait vivre, et cette école était une école de magie, peut-être que s'il se mettait à espérer vraiment très fort qu'une baignoire apparaisse... Non, il avait vraiment trop fréquenté l'A.D... Tant pis pour sa baignoire, il allait devoir se rincer à l'eau froide plus loin et changer de vêtements avant de retourner en cours l'après-midi.

    Comme il commençait à avoir vraiment du mal à supporter l'odeur de vase qui traînait sur lui, Gregory partit un peu plus au fond afin de baigner dans une eau plus claire et enlever ce qu'il pouvait pour ne pas ressembler à une créature aquatique.
    Au bout de quelques minutes, déjà plus propre, le Poufsouffle nagea jusqu'au bord en prenant soin de ne pas passer par les coins vaseux jusqu'à arriver devant une passerelle où Chloé s'était assise. Quand il fût assez près, Gregory lui adressa un sourire et resta quelques secondes immobile, incapable de détacher son regard du sien jusqu'à ce qu'il se sente un peu mal à l'aise.

    " Hum... Au moins, on ne pourra pas dire qu'on n'a pas de piscines à Poudlard. " fit remarquer Gregory pour rattraper le silence qui s'était installé.

    Avec un petit effort, il se hissa sur la passerelle et s'assit à côté de Chloé, rependant de l'eau un peu partout autour de lui. Si seulement il avait eut l'intelligence d'enlever ne serait-ce que sa chemise et ses chaussures avant de mettre son amie à l'eau... Enfin il ne fallait pas trop lui en demander, il n'était pas à Serdaigle non plus ! Rapidement, il enleva sa chemise et l'essora avant de la remettre presque aussitôt : Il ne tenait pas vraiment à passer pour un chaud lapin devant Chloé. Après avoir attaché quelques boutons, il releva la tête et se rendit compte qu'un énorme bateau était juste à quelques mètres d'eux.

    " Wahou ! " lâcha Gregory d'un ton admiratif.

    Laissant tomber sa cravate, il se releva et descendit jusqu'en bas de la passerelle en entraînant Chloé avec lui et s'arrêta en voyant devant lui une barque qui lui était familière.

    " C'est dingue ça, c'est une des barques qui emmène les premières années le jours de la rentrée ! "

    Pour un passionné des bateaux, c'était un rêve éveillé. Excité comme un petit garçon, Gregory s'installa dans la barque puis aida Chloé à le rejoindre en lui prenant la main, de peur qu'elle n'ait la phobie des bateaux ou quelque chose dans ce genre. Totalement dans son élément, Gregory prit les rames qui se trouvaient sous le petit banc sur lequel il était assis et se mit à ramer pendant une ou deux minutes, jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au grand bateau qui l'impressionnait tant.

    S'il avait mis deux minutes, ce n'était pas pour rien : la barque était magique, et n'étais pas faite pour lui obéir. Il eut donc beaucoup de mal à la diriger. Quand la barque s'arrêta enfin, il se releva doucement afin de ne pas faire chanceler la barque et laissa Chloé, qui n'avait pas l'air très à l'aise, monter sur le pont la première. Quand il fût à son tour sur le pont principal, Gregory monta quelques marches et se plaça derrière la barre, avec une impression de retourner quelques années en arrière.

    " En avant moussaillons ! " dit Gregory en riant et accompagnant ses paroles d'un grand signe de la main, comme s'il disait adieu à la passerelle en face d'eux.

    Il se serait presque prit entièrement au jeu, si la barre n'avait pas refusé de tourner au moment où il voulait. Espérant que ce détail était passé inaperçu, le Poufsouffle descendit et rejoignit Chloé sur le banc où elle venait de s'asseoir.

    " C'est presque inimaginable, que personne ne soit encore venu nous déranger. "

    Toujours le sourire aux lèvres, il tourna la tête vers Chloé qui était encore un peu mouillée par leur baignade improvisée. Même trempée et un brin décoiffée, elle restait sûrement la plus belle fille de tout Serpentard. Peut-être même de tout Poudlard, en fait.

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Jeu 14 Juil - 20:10

    Une baignoire-sur-demande, quelle drôle d’idée. Après tout, il ne fallait pas jouer les cow-boys résistants et invulnérables. Mais bon, comment regretter ? Il est si gentil, si drôle, si amusant, si… il est tellement si… Il est trop. Prue avait raison, il finirait pas lui faire perdre la tête. Elle ne trouve même plus les mots, l’heure est grave. Sa réflexion était toute réfléchie. Une baignoire devient très urgente. Par chance, Chloé était tombé au bord et n’était donc qu’envahit d’algues. Ce sera un jeu d’enfant de s’en débarrasser. Ce qui n’est pas le cas du pauvre Gregory dont l’état laissait à désirer. Si Prue serait là, elle lui dirait certainement « oh dieu, qu’il est moche, on dirait un strangulot ». Mais il peut dégouliner de n’importe quelle substance, il restera toujours aussi craquant. Heureusement que le poufsouffle ne détient pas le pouvoir d’entendre les pensées. Il en serait très étonné.

    Il s’éloigna, à la recherche d’eau un peu moins vaseuse. Sans doute pour se rincer vite fait. Chloé ne perdit pas de temps et sortit de là avec grand mal. L’eau avait imprégné sa cape, lourde en temps normal, devenait impossible à soulever. L’eau s’écoulait de tout endroit. C’était horrible à voir. Chloé dû fournir toutes les forces possibles pour franchir le bord du lac et remonter hors de l’eau. À bout de souffle, elle s’essaya sur la passerelle ne sachant pas se relever. Terriblement gênée, elle n’osa jeter un regard vers le poufsouffle. Cette terrible angoisse d’être démasqué l’empêchait de l’observer comme la grande amoureuse qu’elle était. Dommage, il y aura sans doute d’autres occasions plus sexy… Plus sexy, non qu’a-je dis ? Ce n’est comme si, en fait, SI. Vêtu de son chemisier blanc, l’eau avait rendu le tissu transparent ce qui laissa entrevoir le torse bien dessiné. C’est d’ailleurs, après l’avoir observé attentivement qu’elle se rendit compte d’un détail très embêtant : si le chemisier de Gregory avait prit l’eau, le sien aussi. Il est donc déconseillé à la Serpentard d’ôter sa cape. Espérons qu’il n’en fasse aucun commentaire, elle ne pourra pas lui dire non. Il fait tellement chaud après tout, inutile d’avoir une cape par un temps pareil.

    Après s’être rincé, il revint à la nage à quai. Il s’installa à sa gauche offrant là une scène des plus gênante. Il n’avait sans doute pas fait exprès mais ce regard, il n’arrivait pas à se détacher d’elle. Chloé non plus n’y arrivait pas. C’est comme deux aimants attirés l’un à l’autre. Les yeux de Gregory reflétaient au soleil offrant une brillance éclatante. Chloé pouvait s’y voir, en très petit. Rien ne se passait dans ces longues secondes, à part un regard pétillant de la part de chacun. Chloé tenta le premier pas en approchant délicatement sa main gauche de la sienne. Mais il fut plus rapide et se mit à parler.

    « C’est certain. Mais la prochaine fois, je penserais à prendre des vêtements de rechange. On ne sait jamais,… avec toi.»

    Tel un Pitiponk, il sortit rapidement de l’eau et s’assit à côté d’elle. Tentant de reprendre son souffle pour se concentrer sur ses rougeurs, elle ferma les yeux. Une fois un rythme régulier retrouvé, elle les ouvrit. Et une terrible surprise l’attendait. Gregory était désormais en torse nu, il tordait sa chemise pour y enlever une bonne partie de l’eau. Chloé resta figée, les yeux écarquillé droit devant elle. La timidité venait de la bloquer littéralement. Chloé eut à peine le temps de se remettre de ses émotions que le poufsouffle l’attirait vers la direction opposé. Il devait avoir une terrible force pour avoir réussit à la soulevée d’un seul coup de main. Sa cape devait peser pas loin des 5kilos avec ces tonnes d’eaux. Il l’emmena près d’une barque qui, étrangement, lui rappelait quelque chose. Sa réflexion était juste. C’étaient bien elles, les fameuses barques. Lors de sa première arrivée à Poudlard, elle avait demandé si ce passage était obligatoire. À choisir, elle aurait préféré les carrosses. C’est bien plus stable et sécuriser. Galant comme il est, Gregory lui offrit son aide pour s’installer correctement. L’eau n’est pas vraiment son genre, surtout à une profondeur pareille. Elle sait nager mais n’aime pas les bestioles qui s’y nichent. Il pagaya jusqu’au bateau avec du mal. Quelques sortilèges devaient avoir été jeté sur les barques. Le pont était plutôt haut. Elle n’arriverait à l’atteindre sans l’aide du joli brun, posé juste derrière elle. Il pivota légèrement le morceau de bois et Chloé pu s’agripper au bord du bateau pour monter sur le pont.

    Prue avait plutôt raison : c’est un grand gamin, mais plutôt dans le sens d’un véritable garçon. Il aime se prendre au sérieux tout en n’oubliant pas le grand enfant qu’il est. C’est juste adorable et pas désagréable comme Prue aime le laissant prétendre. Pendant qu’il s’amusait, Chloé prit place sur une place de planche de bois ressemblant étrangement à ce que l’on pourrait qualifier de banc. Il ne tarda pas à la rejoindre, à son contentement. Elle lui fit un peu de place.

    « J’avoue, ce n’est pas désagréable. Pas de Rusard, pas de Kévin, pas de Rogue,… C’est notre jour de chance. »

    Chloé tourna la tête vers Gregory, se sentant observée. Il lui souriait, ce même sourire qu’il lui avait offert sur la berge, sur les étoiles, sur les marches. Elle sourit un peu plus forte, les joues rouge et baissa le regard vers le sol. Là, personne n’arrivera plus à colorer ses joues aussi fort. Une légère brise de vent lui offrit un frisson très désagréable. Elle finirait peut-être par attraper un rhume. C’était le moment opportun pour faire ce dont elle avait envie, elle devait le faire.

    « Brrrr qu’est-ce qu’il fait froid. »

    Elle recula de quelques centimètres pour se retrouver contre Gregory et elle se laissa aller sur son épaule. Elle tenta d’y attraper un peu de chaleur mais il semblait avoir tout aussi froid que elle. Rien d’étonnant après une telle douche. Mais se réchauffer n’est pas vraiment la véritable intention. Disons que c’est un prétexte pour réaliser ce dont rêve toutes les filles : de la douceur, un beau garçon et un coin tranquille. Elle posa sa main sur le bras de Grogory et l’agrippa de façon à se sentir encore plus proche.

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Mer 31 Aoû - 16:34

    Un beau bateau comme ça, c'était tout de même idiot de le laisser moisir dans un vieux hangar... Alors que Gregory se demandait ce qu'il pouvait bien y avoir derrière une porte qu'il venait de repérer à l'autre bout du pont, il entendit Chloé se plaindre du froid et la sentit se blottir contre lui. Incapable de pouvoir s'en empêcher, le Poufsouffle esquissa un petit sourire et passa un bras autour des épaules de son amie. Qu'elle ait vraiment froid ou qu'elle ait seulement souhaité un rapprochement, ce geste était utile dans les deux cas. Un nouveau petit coup de vent le fit frissonner à son tour, et il chercha quelque chose à dire. S'ils restaient silencieux, l'ambiance risquait d'être tendue.

    " Tu sais Chloé, je suis vraiment content de te connaître. "

    La sentant toujours immobile, Gregory baissa la tête pour mieux la voir et enchaîna.

    " Je veux dire, ça fait du bien de pouvoir enfin parler à quelqu'un sans avoir à cacher qui on est vraiment. Avec Kevin on est très proches, mais si je lui parlais d'astronomie ou autres il se ficherait de moi. "

    Une fois que Chloé eut tourné la tête, Gregory lui adressa un petit sourire. Inutile d'ajouter autre chose, elle avait sûrement compris ce qu'il avait voulu dire. Il resta encore quelques secondes à lui sourire, puis se releva en faisant glisser la main de Chloé dans la sienne. Tranquillement, il se mit à marcher sur le pont en regardant autour de lui comme s'il se trouvait dans un musée, observant chaque planche de bois, chaque corde, jusqu'à arriver devant la porte qu'il avait remarquée quelques minutes auparavant. Espérant qu'elle n'était pas verrouillée, il l'ouvrit et fit signe à Chloé d'entrer en première.

    " Mademoiselle. " dit-il sur le ton de la plaisanterie.

    Une fois qu'elle fût entrée, Gregory entra à son tour et découvrit là une cabine digne de celle d'un capitaine de navire : Un lit bateau, des cadres accrochés aux murs contenant des noeuds marins de toutes sortes, une longue-vue posée sur une table et enfin, un tricorne.

    " Woaaah... " lâcha un Gregory en pleine admiration.

    Sans attendre, il s'empara du chapeau et le mit sur sa tête en riant. Qui aurait cru qu'un tel bateau se trouvait à Poudlard ?!

    " Imagine un peu, on pourrait passer nos journées ici si les Carrow continuent de nous maltraiter ! "

    Cette pensée n'était pas très joyeuse, mais pourtant... Neuville avait bien parlé de se retrouver dans la Salle-Sur-Demande, mais il suffisait aux Carrow de demander "l'endroit où sont cachés les élèves", et ils les retrouveraient immédiatement. Avec un soupire, Gregory s'installe sur le lit en baissant le tricorne sur son visage.

    " Sérieusement, le seul problème, ce serait la nourriture... Et le chauffage. "

    Des bruits de pas retentirent alors dehors, ainsi que des voix. En alerte, Gregory se releva immédiatement et posa le tricorne sur la table avant de jeter un coup d'oeil par un hublot. Kevin était à l'entrée du Hangar avec une jeune fille blonde, et ils semblaient discuter sérieusement. Silencieux, Gregory fit signe à Chloé de le rejoindre pour qu'elle puisse voir ça.

    " Je crois que c'est une Griffondor ! "

    Prudemment, il jeta un nouveau coup d'oeil et vit cette fois les deux jeunes gens s'embrasser. Gêné par la situation, il tourna le regard vers Chloé et s'éloigna aussitôt du hublot en croisant son regard. La situation était plus que embarrassante : il se trouvait en compagnie d'une fille qui lui plaisait énormément voire plus, et ils venaient d'assister au premier baiser d'un couple. Cette fois, Gregory n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait bien dire pour casser le silence qui s'était installé.

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Mer 31 Aoû - 20:39

    Chloé pouvait se dire comblée. Il ne l’a pas repoussé et l’avait au contraire entouré. Il ne manque plus que ce petit vent file à toute allure et le moment serait parfait. LE moment de douceur après les stupeurs et tremblements du régime « Voldemordesque » qu’ils vivent constamment. Ce simple instant pourrait paraître banal ou vraiment sans importance pour plus d’un : pour Chloé, c’est un peu comme Noël. Ce jour est magique, avec la personne qu’elle aime, dans un endroit superbe et sans problèmes extérieurs. Elle s’en souviendrait longtemps. Lorsqu’elle ira mal, elle se rappellera de cette journée. Ce souvenir sera un peu comme un ours en peluche : il la protègera, la consolera et sera là pour lui remonter le moral. Après réflexion, finalement, c’est plutôt gregory l’ours réconfortant. Il est un peu comme Alex, dans ses premières années. Elle était mal, pensait à lui et allait beaucoup mieux. C’est une sorte de carburant moldu, ce liquide qui fait fonctionner les voitures. Gregory le précieux carburant de voiture.

    Elle aurait pu fermer les yeux et s’éloigner de présence. Il est tellement confortable, un véritable petit nid douillet. Dormir avec lui doit être… Bon non, là Chloé tu penses vraiment à des choses bizarres !

    La serpentard ne s’étonna pas de la courte durée de ce silence gênant. Jusque-là, Gregory a tout fait pour placer un maximum de phrase après un certain calme plat. C’est ce que font les filles en général. Personnellement, Chloé ne le fait pas mais cette réaction est typique chez Prue. Un signe, peut-être. En pensant à elle d’ailleurs, elle espère qu’ils s’entendront bien tous les deux. Ils s’accepteront, c’est logique,… non ?

    Elle ne bougea pas, trop bien blottie et lui répondit :

    « Moi, je n’ai aucun adjectif pour qualifier le fait de t’avoir rencontré. »

    Et c’est sans exagération. C’est vrai, quel mot peut-elle donner à cela ? Bonheur absolu… non trop prétentieux. Bonheur ancestral… ça fait « histoire de la magie », oublions… Il n’y a donc aucun mot assez fort pour décrire sa bonne humeur dès que Gregory franchit son périmètre. Il se remit très vite à parler lorsqu’elle eut finit sa phrase comme pour se justifier. Il manie les mots avec attention et c’est tout à fait mignon.

    « Tu pourras toujours me parler avec franchise. Je sais ce que tu vaux. Peu importe ce que tu aimes, ce que tu ne sais pas faire, ce que tu as peur de faire. Je suis une véritable… »

    La serpentard n’avait toujours pas bougé. Elle se raidit un instant. Comme paralysée, aucun mot ne sortait de sa bouche. Elle aurait voulu être sincère mais elle n’est pas courageuse. Elle se contenta alors d’achever en utilisant le mot :

    « …amie. »

    Elle n’y croyait pas une seule seconde. Mais c’est ce qu’ils sont, pour le moment. Un peu déçue d’avoir rebroussée chemin en si bonne voix, elle se contenta de tournée la tête un peu… comme une sorte de punition. L’autodiscipline, c’est son fort. Elle tient cela de son père. Ce qui n’est pas toujours une bonne solution mais elle permet au moins de se remettre en question et d’éviter de faire les mêmes erreurs.

    Chloé se surprit : Gregory lui prenait la main et l’emmenait déjà plus loin de ce petit banc où elle était si bien installée. Peu importe. S’il l’a fait, c’est qu’il en a besoin. Elle ferait tout pour qu’il se sente à l’aise. Restant en arrière, se faisant tirer, elle observait par-ci et par-là ce qu’il cherchait du regard. Visiblement, il regardait juste par curiosité. Il ne cherchait rien de précis, juste visiter. Il se stoppa, enfin, après quelques mètres. Ils faisaient face à une porte. Gregory l’ouvra et ajouta le « Mademoiselle » que l’on entend lors d’un dialogue mêlant une fille et un gentleman. Chloé hésita un instant. Non pas qu’elle soit trouillarde mais méfiante. Personne ne sait vraiment si des horribles bêtes se nichent au fin fond de cette cabine. Au bout de quelques minuscules secondes d’hésitation, elle entra enfin. L’endroit n’est pas poussiéreux. Pas étonnant, ce bateau est magique. Pratique, il faudrait des maisons comme cela. Avec de tels procédés, pas besoins de faire la vaisselle, les corvées, le ménage. Gregory entra enfin et s’émerveilla. Un peu comme un enfant qui s’éveille devant la première forme de magie qu’il aperçoit.

    Chloé partit de son côté. Ce genre d’architecture ne l’intéresse pas vraiment mais la décoration est juste resplendissante. La personne chargée de le faire doit être vraiment douée. Ils devraient aménager les dortoirs des serpentard comme ici présent. Il serait plus confortable d’y dormir, d’y pleurer et de s’y reposer. Ce n’est certainement pas avec Severus qu’ils changeront la décoration des chambres. Puis... la plupart du temps, Chloé dort sur le sofa. Impossible de dormir avec Pansy Parkinson qui ronfle à rompre les vitres des 5 étages du dessus. Même installée près du feu qui crépite, elle l’entend encore. C’est infernal.

    Gregory s’exclama de joie. Chloé se tourna aussitôt et tomba nez à nez avec le capitaine. Le chapeau ne lui va pas trop mal. Avec sa chemise trempée, il a les airs d’un pirate. Un pirate hors du commun. Vous en connaissez, vous, des pirates gentils, mignons, attachants et…oh… drôle ? Chloé s’étonna de rêver, tout comme Gregory, de vivre ici. Loin de Théo, loin des ennuis. Mais c’est impossible. Théo est déterminé de la tuée. Il ne la laisserait jamais vivre tranquillement, pas même une petite semaine. Cette vie utopique n’existe pas. Elle n’existera peut-être jamais. Combien de temps tiendra-t-elle ? Elle n’a même pas idée de sa propre survie. Entre Alecto Carrow qui meurt d’envie de lui jeter un « endoloris » et Théo qui la menace de part et d’autre… Oui d’ailleurs, si Gregory veut s’installer ici pourquoi pas ! Mais elle ne sera pas de la partie. Si jamais les mangemorts savent qu’elle a une quelconque attache avec le poufsouffle, ils lui feront du mal. Si cela arrivait… elle ne se le pardonnerait pas. D’ailleurs, peut-être est-il plus préférable qu’ils restent de bons amis.

    Soudain, Gregory s’éloigna de sa position initiale et partit se coller à un hublot. Une voix se rapprochait dangereusement. Sont-ils repérés ? Ça y est, Théo est là pour la tuer. Elle est finit, foutue. Non mais c’est n’importe quoi ! Pourquoi, dès qu’une personne s’approche, il faut toujours que ce soit forcement Théo ? Si ça aurait été lui, il aurait débarqué en transplanant. C’est ridicule.

    Le poufsouffle lui fit signe de s’approcher. Lentement, elle s’avança et posa un léger coup d’œil à travers la vitre du bateau. Elle reconnu sans mal l’ami pot de colle de son interlocuteur. Aucun doute, elle reconnaîtrait ce visage entre milles ! Il est accompagné d’une fille. Un rancart, sans doute. Chloé n’est pas la seule à avoir pensé à ce petit coin de paradis, éloigné de tous les mauvais regards. Quelle coïncidence tout de même. Comme si les deux garçons avaient une force magnétique identique. Toutefois, s’ils restent là, sur cette berge, ils ne les gêneront pas.

    Gregory jeta un dernier regard et s’éloigna rapidement en regardant Chloé dans les yeux. Étrange, qu’a-t-il pu voir ? Chloé se pencha légèrement et comprit aussitôt. Visiblement, la jeune fille et ce sacré Kevin se sont laissés tenté par un baiser d’introduction. Quelle veinarde cette fille. Ouais, vraiment. Chloé se tourna le regard et se posa contre le paroi en bois de la cabine. Peut-être allait-il rompre le silence mais visiblement, cette fois, il semble à court de sujet de discussion. Un peu normal. C’est injuste et égoïste de la part de Chloé de ne pas faire l’effort de lancer elle aussi un sujet. Mais que dire ? Elle aurait des tas de choses à lui conter mais c’est trop tôt pour cela. Au hasard, elle baissa le regard et répliqua :

    « Et bien, Kevin n’a pas l’air d’avoir de mal pour se trouver une fille. Et…toi ? »

    Cette question était mûrement réfléchie. Une question tout à fait cruelle, elle en était consciente. Sa curiosité l’a poussé à bout, cette fois. Impatiente d’entendre une réponse, elle releva la tête l’observant. Quitte à le rendre mal à l’aise, autant le faire jusqu’au bout.


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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Jeu 27 Oct - 17:11

    A la question que Chloé venait de lui poser, Gregory manqua de sursauter tant il se retrouvait pris au dépourvu. Ou elle posait cette question parce qu'elle avait deviné les sentiments qu'il avait pour elle, ou parce qu'elle était intéressée et se renseignait directement auprès de lui, ce qui était très courageux de sa part si c'était le cas. Ou alors... Elle lançait seulement un sujet de conversation. Voir Kevin dans une situation similaire à celle qu'il aimerait avait plongé le Poufsouffle dans un malaise qui ne lui était pas habituel. Il se souvenait avoir déjà conseillé Kevin dans ses relations amoureuses, lui répétant sa phrase fétiche "Qu'est-ce que tu as à y perdre, de toute façon ? Fonce !"

    Maintenant, il comprenait la réponse fétiche de son ami "Plus facile à dire qu'à faire." A vrai dire, il aurait préféré que le bateau sur lequel il était actuellement coule plutôt qu'avoir à répondre à Chloé. Au bout de quelques secondes qui lui parurent interminables, comme le bateau ne se décidait pas à couler et que le silence devenait pesant, Gregory finit par se racler discrètement la gorge avant de prendre la parole.

    " C'est à dire que... Enfin, ça dépend. J'ai eu des copines, mais pas énormément. "

    Se rendant compte de la bêtise qu'il venait de commettre, Gregory ouvrit de grands yeux et chercha rapidement quelque chose à dire pour se rattraper. D'accord, il n'avait plus dix ans et comme la plupart des élèves dans cette école il était déjà sorti avec quelqu'un. Mais en informer Chloé n'allait peut-être pas forcément être vu comme une arme de séduction.

    " Je veux dire, Kevin est bien plus chanceux que moi. La plupart des filles auxquelles il s'intéresse finissent par accepter de sortir avec lui en moins d'un mois. " Après un court instant de réflexion, il ajouta à mi-voix pour lui-même " D'ailleurs, c'est très vite complexant. "

    Avec un petit rire, Gregory alla s'adosser à son tour contre la paroie de la cabine, à côté de Chloé. Un peu remis de sa surprise, il osa la regarder de nouveau tout en parlant.

    " Il y a bien une fille qui me plaît, mais... Cette fois c'est différent de d'habitude. J'ai peur de faire quelque chose de travers si je me lance trop vite, et... "

    Incapable d'empêcher ses joues de rougir, Gregory baissa le regard en ayant un nouveau petit rire nerveux. Il parlait de se lancer trop vite, et était justement en train de le faire. Mais après tout, qu'avait-il à perdre ? Sa fierté, en cas de refus de la part de la Serpentard ? Il se sentait beaucoup trop attaché à elle pour abandonner si vite. Si elle le repoussait ? Il retenterait plus tard, mais pas question de laisser tomber.

    Après avoir relevé les yeux sur Chloé, Gregory prit une profonde inspiration et rapprocha lentement son visage du sien en fermant à moitié les yeux. Il l'avait déjà fait avant, pourquoi est-ce qu'il avait tant de mal ? Alors qu'il n'était plus qu'à quelques centimètres de ses lèvres et que son coeur battait à lui en traverser la poitrine, la sonnerie choisit ce moment pour résonner dans tout le parc de Poudlard, et arriver jusqu'à leurs oreilles. Une toute petite minute de plus, et il y serait arrivé... Fermant les yeux avec force et grimaçant comme s'il allait lâcher un juron, Gregory se força à sourire.

    " C'est... super gênant. " conclut le Poufsouffle, lâchant à nouveau un petit rire nerveux pour se rattraper comme il le pouvait.

    D'un air résigné, il s'éloigna sans cacher la déception qu'il ressentait. Il était presque persuadé que depuis son bureau, Rogue l'observait grâce à un écran magique et s'était fait un malin plaisir à activer la sonnerie à ce moment précis. Une fois arrivé devant la porte de la cabine, Gregory l'ouvrit en faisant signe à Chloé de sortir en première.

    " Je t'accompagne en cours, je te dois au moins ça après t'avoir embarquée jusqu'ici. "

    Pas question de se rabattre, il repartirait la tête haute et n'allait pas se morfondre sur cet échec. D'ailleurs, Chloé ne l'avait pas franchement repoussé... Alors ce n'était qu'un demi échec ! Le temps du trajet, un silence s'installa de nouveau mais Gregory ne chercha cette fois pas à le briser. Il se contentait de quelques sourires lorsqu'il croisait le regard de Chloé, surtout quand la barque ensorcelée s'entêta à aller à droite, et non à gauche. Quand ils fûrent arrivés dans le parc, Gregory se rendit compte qu'il n'avait aucune idée du cours où Chloé devait se rendre. Incapable de prononcer une phrase, il se contenta de lui lancer un regard interrogateur et de la suivre à travers les couloirs.

    Une fois arrivés au troisième étage, Chloé lui indique le couloir où son cours avait lieu. Soucieux de ne pas avoir à se retrouver face à toute une classe de Serpentards, Gregory ralentit le pas et toutes ses idées se bousculèrent dans sa tête : Est-ce qu'il devait la quitter comme s'il ne s'était rien passé, ou au contraire retenter ?

    " Je... Merci pour ce moment, c'était génial. "

    Surpris lui-même de ses paroles, il se pencha pour embrasser Chloé sur la joue avec tendresse et s'en alla vers la bibliothèque après lui avoir lancé un petit sourire en coin. Peut-être que la prochaine fois, il réussirait...

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    'Cause I wonder where you are, And I wonder what you do
    Are you somewhere feeling lonely, or is someone loving you?
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    But let me start by saying, I love you ...

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MessageSujet: Re: Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub| Dim 30 Oct - 15:46

    Elle s’était lancée sur le bon conseil d’Harry. Avait-il raison ? La réponse arrivera très prochainement, dans les secondes qui suivront. Certes, ce n’est pas ce qu’on appelle « être fixé » mais plutôt « comment contourner une situation pour en devenir le spectateur ». Cette fois-ci, ce n’est plus à Chloé de tendre le pas mais à ce pauvre Gregory. Harry aurait pu tourner la question dans tous les sens, Chloé n’est certainement pas la plus franche de toutes les filles. Elle n’a jamais eu aucune relation, tout s’est toujours limité à la simple amitié ou, les rares fois, en amitié profonde. Rien n’a jamais été plus loin, elle n’a même pas idée des sensations de bonheur que peut procurer le fait d’avoir un petit copain. C’est ce qu’on peut qualifier de « coincée ». Même si l’âge y est, on ne change pas une personne d’un simple claquement de doigt. Sa timidité ne s’effacera pas de sitôt. Il lui faudra du temps et sans doute un bon nombre de sorties dans l’intimité. Elle s’est perdue loin dans ses pensées en attendant sa réponse. Pas moins de 5 secondes se sont écoulées. Elle se surprendra toujours à penser à mille choses à la fois en si peu de temps.

    Réponse satisfaisante. Il bafouille, c’est drôle à voir. Cette question avait eu l’effet souhaité. Le déstabiliser pour ainsi mieux butiner le pauvre poufsouffle. Butiner est un grand mot mais disons qu’il correspond au fait qu’elle profite de cet état pour obtenir un lot d’informations nécessaire à sa bonne analyse.

    Le « plus chanceux que moi » retint particulièrement son attention. Cette expression peut signifier tout et n’importe quoi. Ce sous-entendu a le mérite d’être analysé sous plusieurs angles. Mais est-ce vraiment nécessaire ? Connaître la véritable nature de ce qu’il venait de dire ne l’aidera certainement pas à avancer de manière sentimentale dans quoi que ce soit. Voilà déjà un premier point éclaircit : il a l’expérience qu’elle n’a pas. Chloé n’a jamais prêté aucune attention envers Gregory auparavant. Elle l’a croisé ci et là mais sans jamais vraiment porter de jugement. Il ne l’intéressait pas. Il aurait pu disparaître qu’elle ne s’en serait pas rendu compte. Maintenant, c’est à peine si son absence dans la grande salle n’évoque pas sa panique. Il est passé du rien au tout. Si cette fameuse nuit, elle aurait replié la couette et se serait endormie, ils continueraient à se considérer comme des inconnus. Un peu comme avec Alexandre. Pas un regard, pas une parole. Un train-train monotone, sans intérêt. Mais pourquoi y penser ? Ils sont là, tous les deux et rien de tout ça ne s’est passé. Autant ne pas s’attarder là-dessus. Cette journée ne risque pas de se reproduire très souvent avec la sécurité qui se renforce de jour en jour. Bientôt, même se jeter un regard deviendra un crime. Sur ce, elle se serait presque jetée dans ses bras. Cette idée la rendait blafarde sans le faire paraître. Se voir interdire d’être proche serait l’arme ultime, la façon la plus efficace de voir tout espoir s’évanouir. Elle y tient énormément. D’ailleurs, comment réagirait-elle si elle apprenait qu’elle n’est rien pour lui ? Elle doit s’y attendre. Aucun garçon ne s’était vraiment attaché à elle jusque-là. Pourquoi cela changerait-il aujourd’hui ? Stop, il ne faut pas revenir là-dessus. Il ne doit pas rester beaucoup de temps avant que les prochains cours ne reprennent. Si peu de temps pour profiter pleinement…

    Il la rejoint, adossé contre la paroi de bois. Elle sourit se demandant quelles seront les prochaines surprises de la journée. Après les prouesses de Kévin, de quoi parleront-ils ? Chloé n’a plus de question, dans l’immédiat. Si un silence s’installe, elle aura du mal à lancer un sujet de conversation. Elle est trop pensive pour convenir à une interlocutrice active et dévouée. Elle se sentit observée. Elle tourna le regard dans le sien tout en l’écoutant. Son sang se glaça soudain. Son cœur s’était stoppé empêchant toute circulation. L’oxygène commence à manquer. Il n’avait pourtant prononcé que « Il y a bien une fille qui me plaît, mais... » et pourtant, son instinct la prévenait de quelque chose. Elle plongea les yeux sur le sol pour tenter de se concentrer sur son système nerveux. Elle se répétait :

    ‘Calme-toi, calme-toi…’

    Si elle en aurait été capable, elle aurait stoppé le temps pour se permettre de récupérer son souffle. Malgré son état pitoyable, elle jeta sa curiosité sur le visage du garçon impatiente d’entendre la suite. Une précision ou même un nom. Peu importe. Elle sera fixée cette fois. Chloé n’aurait jamais cru, aujourd’hui, qu’elle aurait cette réponse à cette question qui lui brûle les lèvres depuis quelques semaines. Alors, une fille a attiré son attention. Mais qui ? QUI ? L’attente est interminable. La température de son corps augmente de façon considérable, elle atteindra très vite le maximum autorisé. Il laissa échapper un petit rire et baissa le regard. Visiblement gêné de la situation. C’est plutôt drôle à voir mais angoissant à la fois. Des rougeurs recouvrent légèrement ses joues, c’est très touchant. Cette façon de se tenir est irrésistible. Elle avança lentement sa main vers celle du garçon, profitant qu’il n’y fasse pas attention, mais à peine eut-elle pris l’initiative qu’il releva le regard sur elle. Cette façon de la regarder la tétanisa sur place, incapable d’avancer davantage sa main qui restait collée sur le bois de la cabine. Il s’approcha dangereusement de son visage. Cette scène lui rappelait très clairement cette journée d’entraînement avec Mathieu Delavigne. Le serdaigle avait tenté une même approche mais elle l’avait repoussé. Il était hors de question que ce garçon prenne la place de Gregory, surtout aussi vite. Il pourra tenter tous les tours de magie qu’il a en stock, rien ne la fera changer d’avis. Mathieu n’aura jamais la place qu’occupe son rival, elle ne le laissera jamais faire. Pas pour le moment.

    Il s’approche encore. Si elle ne serait pas surprise, Chloé sourirait de plus belle. Ainsi donc, elle ne s’était pas trompée. Il l’aime ! Elle est heureuse pour la première fois depuis longtemps. Ce garçon est par-fait : romantique, mignon, adorable,… diable ! Il est tellement tout à la fois. Elle est soulagée. Elle ne se voit pas avec quelqu’un d’autre que lui. Quelques centimètres et tout s’officialiseraient. Encore un tout petit peu et mademoiselle Petrelli serait la fille la plus chanceuse de Poudlard. Prue tirerait une drôle de tête ! Elle qui n’y croyait pas, voilà que tout le contraire était prouvé. Enfin, presque.

    La sonnerie retentit. Il s’était stoppé et éloigné. Non, pas ça ! C’est un cauchemar. Non, non et non. C’est une plaisanterie. Depuis le départ, elle rêve ? Oui, c’est certainement cela. Si une telle scène s’était réellement produite, ce serait juste absolument ridicule. Pourtant elle ne semble pas rêver. Alors, la malchance a encore frappé là où elle ne devait pas pointer son nez. Il grimaça avant d’ajouter sa vision des choses. Il n’a pas tout à fait tort.

    « Oui. »

    Ajouta-t-elle, la bouche tirée sur l’expression d’une déception. Un oui qu’elle ne pensait pas vraiment. Il est légitime qu’il se sente gêné mais elle, elle est juste déçue. Elle allait enfin avoir la satisfaction d’être quelqu’un, d’exister pour quelque chose, de compter enfin pour quelqu’un. Maintenant, comment considérera-t-il la situation ? Les garçons sont tellement différents, il est impossible de les deviner d’avance. Sa tension est élevée, elle se sent énervée. Ils étaient si près du but pour finalement… rien. Voilà des jours qu’elle y pense, qu’elle en rêve pour finalement rater la seule occasion qui se présentait à elle. Certes, ce n’est la faute d’aucun des deux mais… la déception est de mise. Comment va-t-elle faire pour poursuivre les cours sans y penser ? C’est impossible. Quoi qu’elle fera, il hantera ses idées, sa façon de pensée, ses agissements. C’était un risque à prendre. Voilà qui est fait. Elle n’avait pas bougé, toujours adossée contre la paroi. Il s’éloignait, sans un mot, et ouvrit la porte de sortie. Cette fois, ça n’irait pas plus loin. Il faudra s’y faire. Cette nuit sera longue, très longue. Chloé n’a pas de courage. Il lui faudra quelques jours avant de s’en remettre. Le pauvre Gregory tentait, de ce qu’elle pouvait observer, de rendre l’évènement un peu moins tirer sur l’échec cuisant. C’est très noble. Les poufsouffles sont des gens extraordinaires.

    « Avec trèèèèès grand plaisir. »

    Et en plus de cela, il l’accompagne ! N’est-ce pas formidable ? Elle sortit la première lui jetant un sourire. Il ne serait pas convenable de lui faire ressentir sa déception. Le pauvre doit être bien assez mal pour lui ajouter cela sur le dos. Ce n’est pas sa faute, inutile de le faire souffrir davantage. Et ils reprirent le chemin inverse. Une fois installée dans la barque, elle s’accouda sur son genou et observa par-ci et par-là les quelques ronds dans l’eau indiquant la présence de poissons. Parfois, elle se tournait vers Gregory espérant qu’il dise quelque chose. N’importe quoi, peu importe le sujet mais que le silence se brise. Pourtant, il ne fit rien de plus que rejoindre la berge. Jusque-là, il tenait le coup mais il semble que désormais, plus il se rapproche du château et plus son humeur se dégrade. Chloé est loin d’être empathique. Elle n’arrive pas à se mettre à sa place. Tout ce qu’elle peut faire, c’est essayer de deviner et d’imaginer son état intérieur. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre, elle s’éloigna sur la gauche afin de récupérer son livre des runes anciennes. Le parchemin contenant son devoir était légèrement humide. Il a dû être au contact de l’eau avec quelques éclaboussures. Peu importe, elle le recopiera ce soir… lorsque le sommeil ne la gagnera pas. Elle le glissa entre la page 53 et 54 et referma aussitôt le livre. Elle se tourna vers Gregory qui l’attendait en silence. Elle se contenta de prendre la tête de la file. Il tient à l’accompagner jusqu’à la salle de classe, elle l’y conduira. Ils marchèrent, montèrent les escaliers, et gagnèrent le hall d’entrer. Les couloirs sont presque vides. Les quelques rares élèves encore présents accélèrent le pas pour rejoindre au plus vite les salles de classe. Chloé n’est pas pressée, elle a tout son temps. Ce silence est tout ce qui a de plus désagréable. Depuis qu’ils ont franchi les escaliers, la serpentard n’a osé jeter un seul regard sur son ami. Elle a peur de croiser un regard qu’elle redoute. Ils montèrent les escaliers, toujours sans un mot. Ils franchirent enfin le troisième étage. La marche du poufsouffle ralenti soudain. Elle comprit qu’il ne la suivrait pas plus loin. Elle se stoppa et se tourna vers lui. Il lui était impossible de décrypter son regard. Il ne laisse rien apparaître. Ni haine, ni tristesse, rien. Chloé, elle, n’a aucun mal à afficher une mine plutôt fatiguée et perdue. Elle n’est pas très bonne comédienne. Elle se rassura à entendre « Merci pour ce moment, c'était génial. ». Il s’approcha et l’embrassa sur la joue. Au contact de ses lèvres sur sa peau, ses joues prirent une tout autre couleur. Elle fut parcouru d’un frisson et se sentit une nouvelle fois rassurée. Elle profita de ce court instant pour poser rapidement sa main dans celle du garçon avant de l’enlever subitement. Un petit geste pour lui prouver qu’il n’est pas le seul à avoir apprécié cette journée. Il s’éloigna, enfin, la laissant seule dans le couloir. Elle ne bougea pas. Elle ferma les yeux sentant une dose phénoménale de larmes l’envahir. Il est hors de question qu’elle se rende en cours après ce qui venait de se passer. Elle attendit un peu de temps. Gregory a emprunté les escaliers. Elle espère rejoindre les cachots sans le croiser. Il ne doit pas savoir, personne ne doit le comprendre.

    Elle essuya rapidement quelques larmes, au passage et s’avança dans le grand escalier. Elle entra dans le dortoir, poussa la porte de sa chambre et s’allongea sur son lit. Rosa débarquera dans le dortoir en panique, d’ici deux heures. Elle sera sermonnée de question. Tant pis. Qu’elle les pose, elle ne saura rien. Chloé veut être seule et réfléchir à sa guise. Elle n’aurait jamais imaginé que le quitter serait difficile. Elle ne sait même pas si elle mangera ce soir. Elle veut dormir, se reposer pour se calmer. Bientôt, tout changera. Bientôt, tout sera mieux.

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Sur les marches de marbres |PV Gregory K. Staub|

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